E. Macron et la Défense: ce 2% qui cache la vraie réflexion sur les besoins budgétaires réels

Lu dans Dimanche Ouest-France cet article de mon confrère Michel Urvoy sur les propositions d'Emmanuel Macron en matière de défense (cliquer sur les textes pour les agrandir):

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Très prometteur, non? Mais les promesses, c'est comme les propos d'ivrognes, une fois l'euphorie et la gueule de bois passées, on ne s'en souvient plus... Emmanuel Macron n'est, à ce petit jeu, ni meilleur ni pire que ces adversaires.

Toujours dans Dimanche Ouest-France, les propositions de quelques candidats à la présidence ont été résumées:

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Entre un second porte-avions, le recrutement de 50 000 soldats, un budget à 2%, voire 3% du PIB, le retour d'un "service" (national ou militaire obligatoire) etc, les propositions/promesses ne manquent pas dans les programmes des uns et des autres.

Ce qui manque, à mon sens, c'est l'explication du financement de ces mesures. Le président Trump qui veut lui aussi donner un coup de pouce budgétaire au profit du Pentagone a eu le mérite (l'honnêteté?) d'expliquer où il allait ponctionner les fonds nécessaires.

Parce que c'est bien de ça dont il s'agit: quels budgets rogner ou tailler clairement pour parvenir à doter le pays d'une armée moderne, efficace, fière d'elle et confiante dans ses équipements, ses chefs et ses capacités au combat.

Si la Défense est une priorité (et c'est mon opinion), que les candidats, qui endossent la panoplie du petit chef des armées une fois par campagne électorale, aient l'audace d'expliquer leur plan de financement. Et qu'ils cessent de s'en tenir à l'incantation du 2%, une pratique qui démontre la vacuité de leurs réflexions réelles sur le coût d'une armée en ordre de marche.

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Publication : lundi 20 mars 2017