Les Japonais voudraient accueillir le Charles-de-Gaulle pour une escale

En amont de la réunion ministérielle franco-japonaise 2+2 (Florence Parly et Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Tarō Kōno, ministre des affaires étrangères du Japon et Takeshi Iwaya, ministre de la Défense du Japon) à Brest (Finistère), a eu lieu jeudi une cérémonie en mémoire des marins japonais qui ont péri en 1916 lors de l'attaque du Nagata Maru.

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Le cargo à vapeur japonais a été coulé le 30 novembre 1916, par un sous-marin allemand, aux environs d'Ouessant, alors qu'il faisait route de Kobe au Havre, avec une cargaison de riz. Outre les cinq marins inhumés à Brest, deux autres membres de l'équipage n'ont jamais pu être retrouvés.

2+2.
Lors de la rencontre de Brest de ce vendredi, les deux parties ont décidé de renforcer cette année leur partenariat stratégique dans le domaine maritime, avec une participation française à la surveillance des trafics illicites à destination de la Corée du Nord (avec le déploiement d'une frégate française) et des exercices conjoints entre leurs marines. Un de ces exercices conjoints aura lieu au printemps lors du passage du groupe aéronaval français au large de Djibouti, pays où le Japon et la France disposent tous deux d'une base.

Par ailleurs, Tokyo ambitionne de son côté de faire venir au Japon le porte-avions Charles-de-Gaulle, qui doit bientôt prendre la mer en direction de Singapour. "Nous souhaitons une escale au Japon. Ce n'est pas encore confirmé (...) Ca serait un grand évènement symbolique", a souligné à l'AFP le porte-parole de l'ambassade du Japon en France, Yoshihiro Higuchi. Une telle escale impliquerait a priori de traverser la mer de Chine méridionale, une zone stratégique qui voit passer un tiers du commerce mondial et revendiquée en quasi-totalité par Pékin, malgré les objections internationales.

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Publication : vendredi 11 janvier 2019