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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/concordance-des-temps/gramsci-sa-marque-et-sa-trace-6692799 (15 juin 2024) Jean-Yves Frétigné, auteur d'une biographie de Gramsci
  2. https://www.lowyinstitute.org/the-interpreter/who-chinese-premier-li-qiang (17 juin 2024) En avril, le ministère des affaires extérieures a invité une délégation d'influenceurs des médias sociaux du Sri Lanka et du Népal à visiter différentes régions de l'Inde. Les visites de familiarisation de ce type sont monnaie courante pour les journalistes et les groupes de réflexion du monde entier, mais la "diplomatie des influenceurs" marque un changement. Ces influenceurs ont rencontré des fonctionnaires, des membres des médias et du secteur privé, dans le but de promouvoir la collaboration et la compréhension transfrontalières. L'opinion publique dans des pays comme le Népal et le Bangladesh n'a pas toujours été favorable à l'Inde. En réunissant les influenceurs indiens et ceux des pays voisins, New Delhi dispose d'un nouveau moyen de cultiver une opinion publique favorable à l'Inde. Cela peut être interprété par certains comme une action de propagande, puisque cette stratégie vise à donner une image positive de New Delhi. Dans le passé, nous avons vu la blogueuse chinoise Li Ziqi faire de même pour façonner l'image de Pékin dans le monde.
  3. (suite) « [Le « communalisme »] se base sur une conscience de la communauté où l'individu ne doit pas prétendre que lui-même ou ses intérêts personnels passent avant l'intérêt général de la communauté. [...] Le don s'appuyait sur la possibilité de chacun de donner. Recevoir le don se basait sur le besoin » (Lini, cit. in Premdas, 1987 : 142). Lini prend également soin de se démarquer du communisme, d'où justement le choix du terme alternatif de « communalisme ». Par crainte de voir sa doctrine confondue avec le modèle soviétique, il eut constamment le souci de lever toute ambiguïté sur ses sources d'inspiration. « La terre existe pour être utilisée pour les besoins des communautés rurales. C'est, par définition, un principe socialiste, mais que nous appliquions déjà des centaines d'années avant que Marx, Engels ou Lénine n'aient vu le jour » {ibid. : 142) Ce n'est pas d'une collusion qu'il faut parler, mais d'une véritable osmose entre le VP et les Églises réformées, dont les ouailles ont constitué le gros des troupes de ce parti et dont les pasteurs et les catéchistes ont fourni les principaux cadres 27 (ce qui est également vrai, mais dans une moindre mesure, pour les cadres mélanésiens francophones envers l'Église catholique). La plus substantielle inspiration nationaliste des tenants du Socialisme mélanésien a jailli ailleurs, sur les bancs de l'University of Papua New Guinea, dans les années soixante-dix, au moment des premières années de souveraineté de ce pays (qui fut concédée en 1970), et après les désillusions pan-pacifistes de la Pacific Way. Malgré ou à cause de son parfait alignement dans le giron australien, le modèle papou et le radicalisme bon ton d'un Bernard Narokobi (1980) prophétisant la conquête d'un leadership mélanésien par les gouvernants des futurs dirigeants des îles noires à leur indépendance, demeurent une référence incontestée du nationalisme ni-Vanuatu. Il en fut de même pour la personne du Président tanzanien Julius Nyerere, grand précurseur en matière de traditionalisme post-colonial et refondateur nationaliste d'un Socialisme africain non-aligné et antiimpérialiste. [Ces influences] viennent agrémenter un discours creux qui blâme les anciens missionnaires tout en conservant le christianisme, qui invective les forces impérialistes en feignant de ne pas y voir un prolongement naturel de la pensée nationaliste à laquelle eux-mêmes souscrivent, et enfin, il permet d'évoquer le socialisme pour contester le capitalisme en théorie tout en le développant en pratique. En tant que discours et programme, le Socialisme mélanésien traduit et trahit les intentions d'une élite pour pérenniser ses privilèges. Il dévoile les moyens qu'elles mettent en œuvre pour arriver à leurs fins. Les intérêts qu'il sert renvoient invariablement à ses instigateurs, à leurs ambitions et aux structures politiques et religieuses sur lesquelles ils s'appuient pour maintenir leur hégémonie. À partir de cette période [post-Lini, à partir de 1991], le communalisme pseudo-agrarien, contrepartie idéologique aux activités de la haute finance à Vanuatu, fut définitivement oublié. Derrière le mot d'ordre général d'une alliance entre la kastom et le bisnis [business], il fut sous-entendu que la libre entreprise devait accompagner la kastom polisi (politique de la kastom) mise en œuvre pour l'édification nationale. L'innovation politique tient ici dans le fait de présenter le capitalisme comme une kastom blong bisnis, qui passe également par un bisnis blong kastom. Le « Socialisme mélanésien » put, pour sa part, être abandonné, laissé à sa belle mort. L'essentiel, pour la légitimité de la classe dirigeante devint dès lors l'insistance sur le rôle fédérateur de la seule kastom dans la société. Les mauvais résultats donnés par les plans successifs de développement, sont ainsi attribués à bon compte au Socialisme mélanésien, de sorte qu'un franc capitalisme en osmose avec la kastom en est devenu la solution consensuellement adoptée parmi les dirigeants politiques. Assurément, la conjonction du traditionalisme et du nationalisme à Vanuatu laisse encore présager de nombreuses errances. Le 'roman national' de la kastom y est loin d'être achevé.
  4. (suite) La « fausse kastom », lorsqu'elle n'est pas directement le fruit d'une manipulation de l'« étranger », est assimilée à des religions « new age », comme celle des John Frum, à de « vrais cargo cults » fondés sur le « rêve et l'attente des ancêtres » (...) et présentant « des troubles dans leur adaptation aux influences occidentales ». À la manière des missionnaires qui protégeaient les indigènes chrétiens, les élites dirigeantes se veulent les protecteurs de la bonne kastom, car en dernier ressort la vraie kastom serait un don de Dieu. « Nos modes de vie et de pensée (wei blong laef mo ting ting) sont différents de ceux des autres pays. Ils subsisteront car ils sont les racines de notre société et de notre nation. Une certaine croyance veut que nous ayons hérité notre culture et nos coutumes de Dieu et ceci les rend plus précieuses que toutes celles des autres peuples » (Lini, 1980b : 286) D'après [Michael Howard], la Pacific Way est une consécration pour les élites urbaines éduquées du Pacifique, dans leurs efforts pour édifier un ordre 'néo- traditionnel'. Une des caractéristiques de ces classes dominantes, ajoute-t-il, tient à leur façon de contester à la fois la continuité du nouvel ordre qu'elles établirent avec les pratiques de la colonisation et l'émergence de classes sociales défavorisées avec l'indépendance des archipels qu'elles dirigent. « Cette idéologie ne s'attaque pas directement à la classe ouvrière. Au contraire, elle tente de l'ignorer et, indirectement, de lui refuser sa légitimité. Il n'y a tout simplement pas de place pour la classe ouvrière dans la Pacific Way et le Melanesian Socialism. Lorsqu'elle s'adresse aux membres de la classe ouvrière, elle leur demande de suivre ceux qui détiennent l'autorité et de travailler avec tous les acteurs de la société pour le bien de la Nation » (Howard, 1983 : 197) Comme l'indique Howard avec insistance, l'avènement du Socialisme mélanésien à Vanuatu correspond paradoxalement à une pénétration accrue du capitalisme. La consolidation des privilèges de la bourgeoisie de Port-Vila n'a cessé depuis l'indépendance, de reposer sur des programmes destinés à : « [...] encourager les investissements étrangers et à aider les capitalistes locaux à bénéficier de certaines créations de filiales. Est-ce du Socialisme ou une alliance entre le capital national et international ? » Comme chez tant d'autres États-nations du « Sud », les intérêts nationaux apparaissent inéluctablement profiter, avant tout, aux bourgeoisies indigènes en formation. Quant à la pénétration des formes actuelles du libéralisme, elles entraînent à Vanuatu et ailleurs dans la région, une constante paupérisation des populations rurales, une marginalisation des communautés auto-subsistantes, et l'occultation par la bourgeoisie locale de l'émergence des nouvelles classes subalternes urbaines tout aussi défavorisées que les milieux ruraux dont ils sont issus, mais bien plus acculturées encore. « Comparé à d'autres Nations des îles du Pacifique, Vanuatu semble effectivement être l'État le moins 'socialiste' en termes d'étatisation des institutions financières et des moyens de production » (Howard, 1983 : 193). Le Socialisme mélanésien (...) est une récupération nationaliste d'un traditionalisme colonial, son adaptation en une version qui, par manque d'une vision historiciste, intègre des tendances culturalistes très marquées. Le Socialisme mélanésien est la face transparente d'un ensemble d'idées et de valeurs, qui autrement, sous tout autre angle, est présenté par ces dirigeants mélanésiens comme fondamentalement incompréhensible par tout observateur extérieur au monde mélanésien. Dans les aspects de son discours communicable aux non-Mélanésiens, il est conçu pour évoquer une identité ancestrale (« l'esprit des ancêtres », le spirit blong bubu) qui malgré sa perméabilité au changement, persisterait toutefois en tant qu'essence impérissable, intrinsèquement dotée des capacités pour réactiver d'anciennes solidarités. Par son entremise, la tradition, la culture, le mode de vie des ni-Vanuatu peuvent être présentés sous des atours « socialistes » dans la modernité, au même titre que le christianisme ou le capitalisme seraient intégrables à une vision « mélanésienne » du monde. Seul le colonialisme, qui a pourtant permis toutes ces innovations et adaptations, fait l'objet d'un déni et ne trouve grâce aux yeux des nationalistes. Il ne saurait être vu dans leur perpective comme profitable aux Mélanésiens, bien qu'eux-mêmes en aient été d'évidents bénéficiaires. « Alors que l'indépendance se rapprochait, l'appareil répressif colonial fut défié par un groupe de leaders ni-Vanuatu, mais les institutions pour lesquelles ils mobilisaient l'opinion publique, comme un Parlement élu, reflétaient toutes les pratiques de l'État démocratique libéral européen. Les doctrines de libération utilisées pour le changement politique comme la souveraineté ou la représentation du peuple provenaient également du passé européen. Les pratiques de la culture mélanésienne d'avant le contact devaient par la suite s'appuyer sur les structures politiques implantées par les Européens » (Ralph Regenvanu,1993 : 40-41). Le précepte majeur du Socialisme mélanésien est le « communalisme », qui est présenté comme un antécédent mélanésien de toute forme de socialisme. Il concentrerait des valeurs antécapitaliste et anti-coloniale du fait de ses origines pré-occidentales et de son caractère protosocialiste. Il se démarque par l'importance qu'il donne à l'échange, dans l'acceptation anthropologique du terme, et à l'idée de partage qui lui serait sous-jacent — survivance inespérée d'une très ancienne économie du don, ou du moins, résurgence inattendue des spéculations sociologiques qui en ont suggéré l'existence.
  5. (suite) Au début de sa carrière, Lini avait pour principal souci de se présenter comme un leader moderniste et un pourfendeur de la « fausse kastom » [custom, coutume], celle réfractaire à l'autorité de l'État central ou aux principes chrétiens. On trouve chez [Lini] le constant maniement d'un symbolisme pseudo-traditionnel nettement inspiré d'une vision chrétienne : « [En devenant indépendants], nous allons avoir besoin d'être guidés, non seulement par Dieu, mais aussi par nos propres coutumes et valeurs traditionnelles. Nous entrons dans une période de changements telle une pirogue qui participe à une course de rapides : Dieu et la coutume sont le gouvernail et les rameurs de notre pirogue ». La pirogue est vue dans ce discours comme une véritable arche de la tradition qui en est le gouvernail, lui donne son cap, et pour laquelle Dieu fournit à la fois son moyen de propulsion et son énergie : Dieu et la coutume ne se contredisent point, dans la mesure où la Bible n'appartient pas aux seuls Blancs. Lini devint capitaine, puis progressivement seul maître à bord après Dieu, d'une pirogue-État dans laquelle lui- même s'attribua également le rôle de premier barreur. Quant à l'Arbre de l'unité nationale, il a été largement sacrifié aux compagnies étrangères préposées à la déforestation et troqué contre le papier-monnaie des devises internationales. Le VP [Vanua’aku Pati] non plus n'est pas un parti sorti de nulle part. C'est l'Église presbytérienne qui lui a fourni son modèle d'organisation et sa logistique. Il s'est appuyé sur ses réseaux nationaux et internationaux (notamment l'Église presbytérienne australienne et le World Council of Churches). Lini et ses ministres surent tisser des liens tous azimuts avec les organisations internationales, ce qui permit à Vanuatu de devenir le pays le plus aidé financièrement au monde, notamment par toutes les grandes puissances du bassin Pacifique (Australie, Nouvelle-Zélande, France, Grande- Bretagne, Japon, Chine, États-Unis, Japon) sans compter les pays du Commonwealth. L'échec économique patent du premier plan de développement national, associé aux contestations politiques qui se faisaient entendre au plus haut niveau de l'État, entraînèrent une bonne partie des électeurs des communautés Seven Day Adventist à voter pour l'opposition. À la veille de son troisième mandat, malgré la majorité absolue de 40 sièges sur 46 dont disposait le VP, Lini gouvernait toujours davantage par lui-même, s'appuyant sur une poignée de proches de sa famille, d'un homme d'affaire américain et d'un commerçant vietnamien naturalisé, Dinh Van Tan, ayant fait fortune dans l'archipel grâce aux monopoles d'importations que Lini lui avait concédés. Parmi les autres sujets d'inquiétude que suscitait la dérive autocratique de Lini, on peut signaler l'appropriation par ce dernier de la radio d'État pour son usage exclusif, l'absence de consultation des membres du VP pour l'ensemble de ses décisions, et la prise de contrôle directe par son Cabinet du ministère des télécommunications, des services médiatiques, de la Vanuatu Mobile Force, de la police et des prisons. La kastom à Vanuatu repose encore sur des étapes historiques de l'avènement d'un discours sur la tradition initié par les premiers missionnaires, puis détourné par les partisans des mouvements John Frum et Nagriamel. Elle est une réinvention nationaliste d'un héritage colonial et une figure de rhétorique pour le discours dominant. Aujourd'hui, kastom est plurielle dans la manière dont les nationalistes s'en servent pour dépolitiser les politiques de la tradition, tout en utilisant idéologiquement cette occultation du caractère politique de la kastom pour la promotion du thème paradoxal de l'unité nationale (moderne) dans la diversité culturelle (traditionnelle). Les leaders du VP ont dû développer l'idée que si la kastom est pure sagesse dans son essence, des individus « mal intentionnés », selon eux, comme Jimmy Stevens, pouvaient en faire un mauvais usage et lui faire représenter « une menace à l'unité de la nouvelle nation ».
  6. https://www.persee.fr/doc/jso_0300-953x_2000_num_111_2_2133 178 Marc Kurt Tabani, Walter Lini, la coutume de Vanuatu et le socialisme mélanésien, Journal de la Société des Océanistes, 2000 Selon Hau'ofa, anthropologue et homme de lettres tongien, le traditionalisme des élites dirigeantes du Pacifique consiste à substituer aux traditions adaptées et adoptées par les pauvres d'autres traditions qu'ils jugent plus propices au 'développement' et à la 'stabilité sociale'. À Tanna un courant pro-français et anti-indépendantiste soutenu par les partisans du mouvement cultuel John Frum (qualifié de « Culte du Cargo » par ses détracteurs) fut contenu par les autorités de tutelles, malgré l'assassinat d'Alexis Yolou, jeune premier de la coalition politique francophone. À Santo par contre, une alliance de circonstance entre la communauté des colons français et le Nagriamel, parti traditionaliste du métis Jimmy Stevens, provoqua la sécession de l'île. L'intervention sans succès d'un contingent franco-britannique entraîna, à la demande de Walter Lini, une opération militaire effectuée par la Kumul Force de Papouasie Nouvelle-Guinée avec l'aide logistique de l'Australie. Ce coup de force consacra la victoire des partisans d'une indépendance immédiate et de Lini leur leader, et assura la pérennité de leur pouvoir jusqu'en 1991. L'histoire récente de Vanuatu départage le jeu politique dans l'archipel en deux phases bien distinctes. Dans la première, sous la direction de Walter Lini et du VP, l'idéologie du « Socialisme mélanésien » fut officiellement adoptée et mise au profit d'une dérive autocratique du pouvoir d'État et d'un « consensus mélanésien » tourné en une domination absolue du parti anglophone au gouvernement. Sous sa forme initiale ou dans sa version ultérieure, épurée de tout dogmatisme, le Socialisme mélanésien associé à l'idéologie traditionaliste officielle n'a cessé de revendiquer le fait que la démocratie se plie à l'identité nationale postulée, qu'elle s'adapte à ses règles « coutumières » ; position sans cesse réaffirmée par l'usage convenu de la formule « one pipol, one nason, one kastom » [un peuple, une nation, une coutume]. Pour les petits horticulteurs autonomes de la plupart des régions de l'archipel, le gouvernement de la République souveraine de Vanuatu continuera de ne signifier guère autre chose que la politique de Port-Vila. [. . .] Au-delà des périodiques mises en scènes symboliques telles que les élections, l'Etat demeure au mieux éloigné des consciences et de la vie quotidienne de la majorité des ni-Vanuatu. En science politique, la non-pertinence fonctionnelle de l'État est sans aucun doute, l'un des aspects les plus saisissants de la vie de cette nation post-condomino-coloniale.
  7. https://www.theguardian.com/world/article/2024/jun/14/why-the-pope-has-the-ears-of-g7-leaders-on-the-ethics-of-ai Mais le pape François n'était pas venu principalement [au G7 de Borgo Egnazia] pour prêcher sur l'Otan qui aboie bêtement à la porte de la Russie...
  8. Dernière mise à jour : 31 mai 2024. Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Myanmar_civil_war_(2021–present) Voir aussi : https://en.wikipedia.org/wiki/Template:Myanmar_Civil_War_detailed_map
  9. https://www.theguardian.com/world/article/2024/jun/14/why-the-pope-has-the-ears-of-g7-leaders-on-the-ethics-of-ai [Meloni] s'est attachée au pape, en partie parce que le pape lui-même s'appuie sur la pensée d'un frère franciscain, Paolo Benanti, qui est devenu à son tour un élément central de sa propre pensée, se présentant comme son conseiller lors de réunions avec des titans tels que Bill Gates. Mal rasé, vêtu d'une robe brune et jovial, Benanti est capable d'expliquer comment la technologie peut changer le monde, "les humains cédant le pouvoir de choisir à un algorithme qui nous connaît trop bien". Certains traitent les IA comme des idoles, des oracles, des demi-dieux. Le risque est de déléguer la pensée critique et le pouvoir de décision à ces machines". L'IA est une question de choix. Il souligne : "Il y a quelques dizaines de milliers d'années déjà, le gourdin pouvait être un outil très utile ou une arme pour détruire les autres..." Les Italiens, qui ne sont pas des pionniers de la technologie, avertissent que l'IA préfigure un monde dans lequel le progrès n'optimise pas les capacités humaines, mais les remplace. Le frère est à l'origine de l'expression algor-éthique utilisée par Meloni, il est l'auteur d'un exposé théologique léger sur la condition techno-humaine et il est infatigable lorsqu'il s'agit d'affirmer que chaque aspect de notre existence est médiatisé ou imposé par la technologie. https://en.wikipedia.org/wiki/Paolo_Benanti
  10. https://www.thefp.com/p/the-rise-of-the-grandfamilies (17 juin 2024) En Virginie-Occidentale, où le taux de décès par overdose d'opioïdes est le plus élevé du pays, plus de la moitié des enfants sont élevés par leurs grands-parents. Ici, dans le comté de Lincoln, au sud-ouest de l'État, où les villes endormies sont nichées dans des collines ondulantes, un employé du district scolaire local estime que ce chiffre atteint 70 %. Note de l'éditeur : une version précédente de cet article indiquait à tort qu'une majorité de petits-enfants en Virginie-Occidentale et dans le comté de Lincoln étaient élevés par leurs grands-parents. Cette affirmation reposait sur une interprétation erronée des données du recensement. En fait, la majorité des grands-parents qui vivent avec leurs petits-enfants sont également responsables de leur éducation. Le Free Press regrette cette erreur. En Virginie-Occidentale, où le taux de décès par overdose d'opioïdes est le plus élevé du pays, la moitié des grands-parents qui vivent avec leurs petits-enfants les élèvent également. Mais ici, dans le comté de Lincoln, au sud-ouest de l'État, où les villes endormies sont nichées dans des collines ondulantes, un employé du district scolaire local estime que la majorité des enfants sont désormais élevés par leurs grands-parents.
  11. https://www.independent.co.uk/news/world/europe/greece-heatwave-michael-mosely-samos-symi-corfu-b2563728.html (17 juin 2024) L'Acropole d'Athènes a été fermée par les autorités certains après-midi de la semaine dernière, de même que les écoles et les crèches, alors que les températures atteignaient 43°C par endroits. Le météorologue Panos Giannopoulos a déclaré à la chaîne de télévision publique grecque ERT : "Cette vague de chaleur entrera dans l'histoire. Au XXe siècle, nous n'avons jamais connu de vague de chaleur avant le 19 juin. Nous en avons eu plusieurs au XXIe siècle, mais aucune avant le 15 juin". Plusieurs cas de décès ou de disparitions de touristes sont survenus après que des personnes aient entrepris des randonnées sous des températures élevées.
  12. Il y a eu une politique active de sabotage de la paix de la part de Boris Johnson, qu'on imagine difficilement agir sans l'assentiment des Américains. Cela rappelle le sabotage des accords de Lisbonne Carrington–Cutileiro dans la guerre de Bosnie : https://en.wikipedia.org/wiki/Peace_plans_proposed_before_and_during_the_Bosnian_War#Carrington–Cutileiro_plan Le 18 mars 1992, les trois parties signent l'accord : Alija Izetbegović pour les Bosniaques, Radovan Karadžić pour les Serbes de Bosnie et Mate Boban pour les Croates de Bosnie. Le 28 mars 1992, après une rencontre avec l'ambassadeur américain en Yougoslavie Warren Zimmermann à Sarajevo, Izetbegović retire sa signature et déclare son opposition à toute division de la Bosnie. Ce qui a été dit et par qui n'est pas clair. Zimmermann a nié avoir dit à Izetbegović que s'il retirait sa signature, les États-Unis reconnaîtraient la Bosnie comme un État indépendant. Ce qui est incontestable, c'est que le même jour, Izetbegović a retiré sa signature et renoncé à l'accord[3].
  13. 20 mai 2024. J'ai visité un mégaprojet chinois raté de 100 000 000 000 de dollars, surnommé "ville fantôme". https://fr.wikipedia.org/wiki/Forest_City_(Johor)
  14. https://www.theguardian.com/world/article/2024/jun/16/key-global-powers-fail-to-sign-ukraines-peace-summit-communique L'Arabie saoudite, l'Inde, l'Afrique du Sud, la Thaïlande, l'Indonésie, le Mexique et les Émirats arabes unis ont participé au sommet, mais n'ont pas signé le communiqué final. Le Brésil a assisté au sommet avec un statut d'observateur et n'a pas approuvé le texte.
  15. https://maisons-champagne.com/fr/maisons/art-de-la-degustation/article/sabler-ou-sabrer-le-champagne Aux XVIIe et XVIIIe siècles, sabler, qui s’appliquait à tous les vins, avait la signification suivante : c’était faire cul sec. Reprenant en effet en 1728, en la précisant, la définition du Dictionnaire de l’Académie de 1694, le Dictionnaire de la langue française, ancienne et moderne de Pierre Richelet, revu par Pierre Aubert, disait ceci : « Sabler un verre de vin ». Ce mot se dit par quelques personnes pour dire l’avaler d’un coup. De même que l’on jette précipitamment la matière fondue dans le moule, on jette du vin dans le gosier et c’est par cette ressemblance que l’on dit « jeter en sable » ou « sabler un verre de vin ».
  16. Pays signataires d'un accord du type "nouvelles routes de la Soie" avec la Chine. Dernière mise à jour : juin 2023. Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Belt_and_Road_Initiative Il doit y avoir de petites erreurs, puisque par exemple, l'Italie s'est retirée.
  17. C'est réducteur de dire "le projet d'accord" au singulier, lorsque Naftali Bennett dit qu'il y en a eu 17 ou 18. Le projet d'accord du 15 avril 2022 à Istanbul, celui pour lequel Oleksii Arestovych dit qu'ils ont sablé le champagne, ne comportait pas une telle disposition.
  18. [suite 2] Les informations en provenance de Bucha commencent à faire la une des journaux au début du mois d'avril. Le 4 avril, M. Zelensky s'est rendu dans la ville. Le lendemain, il s'est adressé au Conseil de sécurité de l'ONU par vidéo et a accusé la Russie de commettre des crimes de guerre à Bucha, comparant les forces russes au groupe terroriste État islamique (également connu sous le nom d'ISIS). M. Zelensky a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d'expulser la Russie, membre permanent de l'organisation. Il est toutefois remarquable que les deux parties aient continué à travailler jour et nuit sur un traité que Poutine et Zelensky étaient censés signer lors d'un sommet qui devait se tenir dans un avenir assez proche. Les deux parties s'échangeaient activement des projets et, semble-t-il, commençaient à les partager avec d'autres parties. (Dans son interview de février 2023, M. Bennett a déclaré avoir vu 17 ou 18 projets d'accord ; M. Loukachenko a également déclaré en avoir vu au moins un). Nous avons examiné de près deux de ces projets, l'un daté du 12 avril et l'autre du 15 avril, dont les participants aux pourparlers nous ont dit qu'il s'agissait du dernier projet échangé entre les parties. Ils sont largement similaires mais contiennent des différences importantes, et tous deux montrent que le communiqué n'a pas résolu certaines questions clés. Premièrement, alors que le communiqué et le projet du 12 avril indiquaient clairement que les États garants décideraient indépendamment de venir en aide à Kiev en cas d'attaque contre l'Ukraine, dans le projet du 15 avril, les Russes ont tenté de contourner cet article crucial en insistant sur le fait qu'une telle action ne se produirait que "sur la base d'une décision approuvée par tous les États garants" - donnant ainsi un droit de veto à l'envahisseur probable, la Russie. Selon une note du texte, les Ukrainiens ont rejeté cet amendement, insistant sur la formule originale, selon laquelle tous les garants avaient l'obligation individuelle d'agir et n'auraient pas à parvenir à un consensus avant de le faire. Deuxièmement, les projets contiennent plusieurs articles qui ont été ajoutés au traité sur l'insistance de la Russie, mais qui ne faisaient pas partie du communiqué et qui portaient sur des questions que l'Ukraine a refusé de discuter. Ces articles demandent à l'Ukraine d'interdire "le fascisme, le nazisme, le néo-nazisme et le nationalisme agressif" et, à cette fin, d'abroger six lois ukrainiennes (en tout ou en partie) qui traitent, de manière générale, d'aspects litigieux de l'histoire de l'ère soviétique, en particulier le rôle des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est facile de comprendre pourquoi l'Ukraine s'opposerait à ce que la Russie détermine sa politique en matière de mémoire historique, en particulier dans le contexte d'un traité sur les garanties de sécurité. Les Russes savaient que ces dispositions rendraient plus difficile l'acceptation du reste du traité par les Ukrainiens. Elles pourraient donc être considérées comme des pilules empoisonnées. Toutefois, il est également possible que ces dispositions aient été conçues pour permettre à Poutine de sauver la face. Par exemple, en forçant l'Ukraine à abroger les lois qui condamnent le passé soviétique et font passer les nationalistes ukrainiens qui ont combattu l'Armée rouge pendant la Seconde Guerre mondiale pour des combattants de la liberté, le Kremlin pourrait affirmer qu'il a atteint son objectif déclaré de "dénazification", même si le sens initial de cette expression pourrait bien avoir été le remplacement du gouvernement de Zelensky. En fin de compte, il n'est pas certain que ces dispositions auraient permis de rompre l'accord. Le principal négociateur ukrainien, Arakhamia, a par la suite minimisé leur importance. Comme il l'a déclaré lors d'une interview accordée en novembre 2023 à un programme d'information de la télévision ukrainienne, la Russie avait "espéré jusqu'au dernier moment qu'ils [pourraient] nous pousser à signer un tel accord, que nous [adopterions] la neutralité. C'était le plus important pour eux. Ils étaient prêts à terminer la guerre si, comme la Finlande [pendant la guerre froide], nous adoptions la neutralité et nous engagions à ne pas rejoindre l'OTAN". À GARDER À L'ESPRIT : Le 11 avril 2024, Loukachenko, l'intermédiaire précoce des pourparlers de paix russo-ukrainiens, a appelé à un retour au projet de traité du printemps 2022. "C'est une position raisonnable", a-t-il déclaré lors d'une conversation avec Poutine au Kremlin. "C'était également une position acceptable pour l'Ukraine. Ils ont accepté cette position. M. Poutine a renchéri. "Ils ont accepté, bien sûr", a-t-il déclaré. En réalité, les Russes et les Ukrainiens ne sont jamais parvenus à un texte de compromis final. Mais ils sont allés plus loin dans cette direction qu'on ne l'avait cru jusqu'à présent, en parvenant à un cadre général pour un éventuel accord. Après les deux années de carnage qui viennent de s'écouler, tout cela n'est peut-être que de l'eau qui a coulé sous les ponts. Mais cela nous rappelle que Poutine et Zelensky étaient prêts à envisager des compromis extraordinaires pour mettre fin à la guerre. Si Kiev et Moscou reviennent à la table des négociations, ils y trouveront des idées qui pourraient s'avérer utiles à la construction d'une paix durable. Voir aussi l'interview d'Oleksii Arestovych, mentionnant qu'à Istanbul Russes et Ukrainiens avaient sablé le champagne : http://www.air-defense.net/forum/topic/26674-guerre-russie-ukraine-2022-considérations-géopolitiques-et-économiques/page/773/#comment-1692758 (précisément, l'histoire du champagne apparaît à l'horodatage 36:57)
  19. Ce n'est pas un scoop. Ces points et beaucoup d'autres sont développés dans l'article de Samuel Charap de la Rand corporation :
  20. Petit retour en arrière sur la position du Kenya : https://www.dw.com/en/kenyas-president-william-ruto-urges-end-to-war-in-ukraine/a-65147746 (28 mars 2023) En visite en Allemagne, le dirigeant kenyan a demandé à la Chine d'encourager Poutine à mettre fin à la guerre en Ukraine. Dans une interview exclusive avec DW, le président Ruto a déclaré que la guerre en Ukraine avait eu un effet dévastateur sur les prix des céréales et des engrais, ajoutant que la communauté internationale devait travailler à une résolution viable et pacifique. "Trouvons un mécanisme pour y mettre fin", a déclaré M. Ruto à propos de la guerre en Ukraine, en soulignant qu'il était important d'empêcher le nombre de victimes de la guerre d'augmenter. M. Ruto a souligné que de nombreux pays, dont le Kenya, avaient besoin d'aide pour accéder aux engrais et aux céréales, ajoutant que son gouvernement "cherchait des moyens d'éviter la dépendance à l'égard de la chaîne d'approvisionnement mondiale de ces produits de base". "D'un point de vue stratégique, la Chine devrait donc faire pression pour mettre fin à cette guerre, car nous avons tous subi les effets dévastateurs de la pandémie de grippe aviaire", a déclaré M. Ruto à la DW. "La Chine a d'énormes intérêts dans de nombreuses régions du monde, y compris en Afrique, où elle a déployé des ressources. Elle a soutenu la construction d'infrastructures et injecté des capitaux", a déclaré le dirigeant kenyan de 56 ans. Il a ajouté qu'il ne pensait pas que la guerre aidait la Chine à récupérer les investissements qu'elle a réalisés dans le monde.
  21. https://www.france24.com/fr/europe/20240616-sommet-sur-la-paix-en-ukraine-la-déclaration-finale-appelle-à-impliquer-toutes-les-parties Selon un décompte visible sur l'écran officiel dans la salle de presse, environ 80 pays soutiennent la déclaration finale. Le Brésil, l'Inde, l'Arabie saoudite, notamment, en étaient absents en début d'après-midi.
  22. L'Argentine a renoncé à sa candidature (pourtant acceptée) aux BRICS. Elle a brics-xité si je puis dire. Sans cela elle serait devenue membre le 1er janvier 2024 avec 5 autres nouveaux pays membres : Ethiopie, Egypte, Iran, Arabie Saoudite et Émirats.
  23. https://www.euractiv.com/section/global-europe/news/switzerlands-ukraine-summit-reveals-split-visions-for-future-peace-settlement/ (16 juin 2024) Mais si le sommet [suisse] a créé des images puissantes soutenant la cause de Kiev et de l'Occident, il a également mis en évidence un contraste important entre l'Occident et "le reste". "C'est comme si nous étions dans une chambre d'écho occidentale (...) tous les pays d'Europe occidentale, les États-Unis, nous sommes d'accord sur ce que nous voulons qu'il se passe avec l'Ukraine", a déclaré le chancelier autrichien Karl Nehammer. "La position du Kenya est inébranlable : l'agression de la Russie contre ce pays est injuste, injustifiée et constitue une violation du droit international", a déclaré le président kenyan William Rutto aux participants. Toutefois, ce forum et tout autre forum futur "ne devrait pas être une réunion d'amis seulement et il devrait y avoir à la fois des amis et des ennemis ici", a déclaré M. Rutto. Il a ajouté que l'invasion de l'Ukraine par la Russie était "illégale", mais que l'utilisation unilatérale des bénéfices exceptionnels tirés des avoirs russes gelés par l'Occident "est tout aussi illégale". Le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, a déclaré que le royaume était prêt à soutenir le processus de paix, mais a averti qu'un règlement viable dépendrait d'un "compromis difficile".
  24. Les prix évoluent dans quel sens ? Qu'est-ce qui s'envole ? Les rendements des bons du trésor ? Donc c'est pas bon quand les rendements des bons du trésor s'envolent ? Des rendements qui s'envolent, c'est pas bon ? J'y connais rien donc je ne sais pas. Je pose la question pour essayer de comprendre, vu que tu soulignes cette phrase comme étant très importante. J'aurais peur de passer à côté de quelque chose d'important. Mais pour moi c'est du chinois.
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